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La Presse en Parle

15 février 2021

AGEFI du Lundi 15 Février 2021 – HSBC lorgne les fortunes mondiales et se tourne vers l’Asie

HSBC se cherche. La banque, en phase de profonde restructuration, explore différentes pistes qui lui permettront d’assurer son développement. A quelques jours de la présentation de ses résultats 2020, qui seront publiés le 23 février, HSBC a réuni la semaine dernière ses cadres pour leur présenter sa nouvelle feuille de route. C’est vers la gestion de fortune que la banque veut maintenant se tourner. Noel Quinn, le directeur général de HSBC, a ainsi déclaré que la banque «investirait à grande échelle» sur les zones où les opportunités lui semblent les meilleures, à savoir, l’Asie, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient, a dévoilé Bloomberg, citant un document interne de la banque.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2020, sa division gestion de fortune a rapporté au groupe 5,765 milliards de dollars, sur un total de 38,542 milliards de revenus. Au mois de septembre dernier, la banque revendiquait 1.489 milliards de dollars dans ses comptes sur ce segment, dont 371 milliards d’actifs pour ses clients de la banque privée.

Si l’Asie correspond bien aux racines de la banque, son image a été écornée ces deniers mois à Hong Kong. La banque a notamment soutenu l’été dernier la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin. Plus récemment, la banque a gelé les comptes d’un dissident, ce qui a valu à Noel Quinn de lui écrire personnellement une lettre d’excuse. Cet épisode n’est pas terminé, plusieurs parlementaires ayant écrit au président de la banque britannique, Mark Tucker, l’appelant à revenir sur cette décision. Par ailleurs, la banque n’est pas la première à voir en Asie un potentiel important pour sa gestion de fortune. UBS et Credit Suisse ne la laisseront pas seule dans la zone.

Les ambitions de HSBC en Asie tranchent avec ses décisions pour la France, où la banque cherche justement à se débarrasser de son réseau, pourtant constitué de clients relativement haut de gamme. L’annonce officielle du repreneur interviendra lors de la présentation des résultats de la banque. Trois sont en lice : un fonds français dont le nom n’a pas été dévoilé, Cerberus et AnaCap. Les deux premiers ont émis le souhait de rebaptiser le réseau CCF, ce qui n’est pas pour déplaire aux représentants des salariés du groupe. AnaCap, pour sa part, n’a pas la faveur des syndicats, qui s’appuient sur son expérience mitigée avec Milleis (ex-Barclays).

Les Echos du 12 Fevrier 2021 – La vente d’HSBC France s’accélère

Le fonds bri­tan­nique Ana­Cap, ac­tion­naire de Mil­leis, re­vient en force face à l’amé­ri­cain Cer­be­rus pour lui dis­pu­ter l’ac­qui­si­tion des ré­seaux en France de la banque bri­tan­nique.

Der­nière ligne droite pour la vente de HSBC France. En­lisé il y a en­core quelques mois, le pro­ces­sus de ces­sion en­gagé en sep­tembre 2019 est re­parti à la vi­tesse su­pé­rieure. D’ici au 23 fé­vrier, date de ses ré­sul­tats, le groupe bri­tan­nique a as­suré en in­terne qu’il tran­chera sur l’ave­nir des quelque 4.000 à 5.000 sa­la­riés de ses ré­seaux et de la banque pri­vée dans l’Hexa­gone.

Mais pour le fonds amé­ri­cain Cer­be­rus, qui te­nait la corde ré­cem­ment, la donne a quelque peu changé. De sources concor­dantes, Ana­Cap, l’ac­tion­naire bri­tan­nique de la banque Mil­leis (ex-ré­seaux Bar­clays en France) re­vient en force dans le pro­ces­sus d’en­chères. Epaulé de­puis peu par la banque d’af­faires de BNP Pa­ri­bas, le fonds compte plus que ja­mais l’em­por­ter.

Après plu­sieurs exer­cices en perte de­puis sa sor­tie du giron de Bar­clays en 2016, Mil­leis veut écrire une nou­velle page de son his­toire. Les offres d’ac­qui­si­tion re­çues de So­ge­cap et Blacks­tone il y a quelques mois pour son pôle as­su­rance-vie se sont ré­vé­lées en deçà de ses at­tentes. Cette piste, qui lui au­rait per­mis de bas­cu­ler vers un mo­dèle de pla­te­forme de dis­tri­bu­tion de pro­duits fi­nan­ciers, dé­sor­mais re­fer­mée, Mil­leis tra­vaille à un autre scé­na­rio : se ren­for­cer pour de­ve­nir un ac­teur ban­caire à part en­tière. Quoi de mieux, dès lors, que de don­ner une nou­velle im­pul­sion à l’ex-puis­sante marque CCF, au coeur du pro­ces­sus de vente lancé par HSBC ?

Une renaissance de l’ancien CCF

Mais rien n’est fait pour Ana­Cap, qui vient de re­vendre sa banque tchèque Equa à l’au­tri­chien Raif­fei­sen Bank. Au-delà du prix – qui pour­rait s’avé­rer né­ga­tif compte tenu des dif­fi­cul­tés de HSBC à ren­ta­bi­li­ser son ré­seau -, « le gros enjeu, c’est la condi­tion posée par HSBC d’une bas­cule in­for­ma­tique très ra­pide, voire dès le jour du clo­sing », dit un proche du dos­sier.

Or Mil­leis a mis plus de trois ans à réa­li­ser la mi­gra­tion in­for­ma­tique de­puis sa sor­tie du giron de l’ex-banque Bar­clays. L’opé­ra­tion vient de se fi­na­li­ser il y a une di­zaine de jours. Quelques blocs res­tent en cours d’exé­cu­tion, pré­cise une source proche du dos­sier, as­su­rant ce­pen­dant qu’« il n’y aura qu’à dé­bran­cher le ré­seau de HSBC France pour le bran­cher sur celui de Mil­leis ».

Si Ana­Cap l’em­por­tait sur Cer­be­rus, il s’agi­rait d’un vrai re­tour de l’his­toire : Mil­leis est en effet l’hé­ri­tage du ré­seau Bar­clays en France, lui-même issu du ra­chat par la banque bri­tan­nique de l’Eu­ro­péenne de Banque (la banque de David de Roth­schild na­tio­na­li­sée sous Fran­çois Mit­ter­rand) … au CCF. Les deux an­ciens ré­seaux du Cré­dit com­mer­cial de France se ver­raient ainsi réunis de nou­veau. Mais le fonds amé­ri­cain Cer­be­rus est loin d’avoir aban­donné la par­tie, après plu­sieurs mois d’exa­men très ap­pro­fondi. Et il est de loin le fonds d’in­ves­tis­se­ment qui a conclu le plus d’ac­qui­si­tions ban­caires en Eu­rope comme ailleurs. Il contrôle no­tam­ment l’an­cienne Lan­des­bank al­le­mande HSH Nord­bank, avec JC Flo­wers.

 

2 réponses à “La Presse en Parle”

  1. Ste dit :

    Je suis cliente de HSBC et je confirme qui c’est vriament une banque horrible. Nous perdons rien a la perdre

  2. Tib dit :

    Aussi client HSBC, je ne peux que déplorer certains aspects anachroniques et peu compétitifs de cette banque. La question est de savoir si cela est du aux contraintes du réseau/marque HSBC ou si c’est juste que la banque est mauvaise localement.

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