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La Presse en Parle

9 novembre 2022

Le Mercredi 9 Novembre 2022 (Extrait les Echos)

HSBC prépare de nouvelles suppressions de postes en France

La banque sino-britannique a présenté aux syndicats un plan de départs volontaires pouvant toucher 230 personnes.
Il porte sur la branche d’activité entreprises, qui avait déjà connu des suppressions de postes il y a moins de deux ans.

Au final, il ne reste plus grand-chose de l’ancien Crédit Commercial de France (CCF), que le groupe avait racheté à prix d’or en 2000.

HSBC poursuit sa cure d’amaigrissement en France. En pleine opération de cession de son réseau de banque de détail à My Money Group (filiale de Cerberus), le groupe prépare un nouveau plan de départs dans son activité entreprises. Selon nos informations, 230 postes pourraient être supprimés l’an prochain au sein de la filiale française de la banque sino-britannique, plus particulièrement sur le segment des petites entreprises, que HSBC avait tenté, en vain, de céder avec son réseau d’agences. Le projet a été officiellement présenté aux organisations syndicales le 27 octobre lors d’un comité social et économique (CSE).

Le plan de départs se fera sous la forme d’une rupture conventionnelle collective (RCC), et nécessitera l’accord majoritaire des partenaires sociaux pour être validé. Les départs se feront sur la base du volontariat.

Nouveau coup dur

Le parcours social a débuté, avec notamment le processus d’information-consultation, et le CSE donnera son avis sur le plan et les conditions proposées lors d’une réunion qui aura lieu fin décembre. Les premiers départs pourraient avoir lieu en avril 2023. C’est un nouveau coup dur pour les salariés d’HSBC. Ce plan de départs intervient en effet moins de deux ans après celui qui avait déjà affecté la branche entreprises. Début 2021, environ 550 personnes avaient ainsi quitté le groupe lors d’une précédente RCC, dont l’essentiel (390) concernait cette même activité entreprises.

« Deux plans de départs en moins de deux ans, ça fait beaucoup, tempête Eric Poyet, délégué syndical FO chez HSBC. C’est compliqué pour les salariés de ne pas se sentir désirés. » Si les 230 départs sont actés, la branche entreprises du groupe en France verra ses effectifs tomber sous les 700 salariés, soit moitié moins qu’il y a deux ans. La filiale française d’HSBC avait par ailleurs licencié un tiers des salariés, en 2020, dans son activité de banque de financement et d’investissement (BFI), soit 235 personnes. Au final, il ne reste plus grand-chose de l’ancien Crédit Commercial de France (CCF), que le groupe avait racheté à prix d’or en 2000. Après ces restructurations et la cession de la banque de particuliers, le groupe devrait compter un peu plus de 2.000 salariés en France. Interrogée par « Les Echos », la direction d’HSBC Continental Europe, basée à Paris et qui inclut désormais la France, assure que ces nouvelles restructurations ne remettent pas en cause sa présence sur le marché des petites entreprises. « Nous restons engagés au service des petites entreprises en France, en ligne avec notre objectif stratégique d’être la première banque internationale de financement et de marchés pour les entreprises en Europe. Nous adaptons la façon dont nous servons ce segment de clientèle, en tirant parti de la technologie pour répondre à leurs besoins en constante évolution, tout en réduisant les coûts. »

Dans le détail, HSBC souhaite transférer l’intégralité de ses clients entreprises, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros, sur un modèle « phygital », avec des centres d’affaires accessibles à distance, et concentrés sur deux sites seulement : Paris et Marseille.

En parallèle, les entreprises de taille moyenne, dont le chiffre d’affaires dépasse 10 millions d’euros, devraient pouvoir profiter de nouveaux services, habituellement réservés aux plus grands comptes. « La stratégie est la même que celle pratiquée dans les autres pays du groupe : plus de centralisation et un recours croissant aux solutions de banque à distance, avec des conséquences regrettables pour les salariés », déplore Philippe Usciati, délégué syndical SNB chez HSBC.

Le mouvement de restructuration à l’œuvre en France doit aussi être lu à l’aune des axes stratégiques du groupe, qui a décidé d’investir davantage en Asie, notamment dans la gestion de fortune, aux dépens des marchés occidentaux comme l’Europe de l’Ouest ou les Etats-Unis, où HSBC a aussi cédé son réseau de banque de détail. Les partenaires sociaux promettent de batailler pour obtenir les meilleures conditions pour les salariés qui choisiront de partir. La base de négociation est actuellement celle du plan de 2021. « Il faut obtenir davantage, compte tenu de l’inflation et de la situation économique actuelle », prévient Philippe Usciati


 

Une réponse à “La Presse en Parle”

  1. CQ dit :

    Client du CCF depuis 1990, j’ai toujours regretté le CCF, on m’a changé d’agence, de conseillé, depuis je fait tout par internet…Et quand j’ai un problème, j’envoie un mail, mais j’ai des craintes avec ce nouvel arrivant, un fond américain, je suis prêt à changer de banque, mais où aller j’ai vu beaucoup d’incapable dans différentes banques

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